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Notice d'autorité

Thilo, Eric E.

Né à Moudon le 28 mai 1908, Éric Ernest Thilo est issu d'une ancienne famille patricienne et industrielle balte et précédemment d'Allemagne. Fils du pasteur Ernest Thilo, il décide de se convertir au catholicisme, puis de s'installer à Fribourg. En 1957, il épouse la violoniste Claudine de Vevey. Père d'un fils et d'une fille, il est décédé à Villars-sur-Glâne le 5 août 1980. Une formation générale soignée, acquise à Moudon, à Lausanne, à Zurich et à Paris, puis des séjours d'étude en Allemagne, en France et en Italie l'ont armé pour sa future carrière de journaliste, d'agent de publicité, de rédacteur, de traducteur et d'écrivain. S'il n'a pas accompli d'études académiques, il acquiert de bonnes connaissances en langues étrangères, et la pleine maîtrise de sa langue maternelle lui permet de faire œuvre d'écrivain et de poète. Thilo débute sa carrière journalistique par une collaboration à l'hebdomadaire Le Paysan fribourgeois, où il signe plusieurs articles entre 1934 et 1936. Pendant une bonne décennie, entre 1938 et 1950, il fonctionne comme secrétaire cantonal de l'Union fribourgeoise du tourisme, fonction qui lui donne l'occasion de présenter, souvent de façon anonyme, sa patrie fribourgeoise dans diverses revues. C'est d'ailleurs ce même thème qui lui vaudra, peu avant sa mort, le plus grand succès de sa carrière : le livre La Sarine - Die Saane, traduit en allemande par Ernst B. Steffan et illustré de photos de René Bersier. L'ouvrage recevra en 1979 le Grand prix des guides touristiques et le Grand Prix mondial des guides touristiques, et connaîtra une réédition posthume en 1982. Dès sa prime jeunesse, Thilo s'exerce à la poésie. En 1936, il reçoit le premier Prix dans la section " Poésie en vers libre " du concours littéraire des Nouveaux Cahiers. On lui décerne la même distinction en 1950 lors du concours de la section Littérature de l'Institut national genevois. Il publie en 1954 un recueil de poèmes, Cadences rustiques, accompagné d'une préface de Gonzague de Reynold. La décennie durant laquelle Fribourg célèbre le huitième centenaire de sa fondation (1157-1957) apporte à Thilo de très nombreuses activités publiques. Dans ce lapse de temps, il fait paraître toute une série de traductions accompagnant des livres de photographies de Karl Jud (Zoug, Assise, Florence, Sienne et le pays toscan, De Gênes à Pise, Venise), ainsi qu'une traduction de l'ouvrage de Michel Jungo, La couronne invisible. En dehors de cet intérêt pour les voyages et le tourisme, Thilo s'est beaucoup engagé pour les artistes de son pays. Sous le signe des célébrations du centenaire, imprégnées de patriotisme, il était convaincu que les artistes de tout genre, trop isolés, devaient mieux être soutenus. C'est ainsi qu'est fondée en 1956 la Société des écrivains fribourgeois, avec Reynold comme président et Thilo comme secrétaire. Tous deux considèrent cet acte comme une étape intermédiaire vers une institution culturelle beaucoup plus vaste, l'Institut fribourgeois, qui sera fondé en 1957, avec Reynold comme président et Thilo comme secrétaire, qui se donne le titre moins modeste de chancelier. Ils considèrent l'Institut fribourgeois non comme une association, mais comme l'organisation faîtière de tous les groupements culturels du canton, qui participent en tant que sections à cet Institut : les écrivains, les artistes peintres, les architectes, les musiciens, les acteurs, les historiens, et les groupes folkloriques. En 1964, la Deutschfreiburgische Arbeitsgemeinschaft s'associe à l'Institut fribourgeois comme partenaire égal par un acte. Parmi les Sections de l'Institut fribourgeois, c'est celle des représentants des beaux-arts regroupés dans la Section fribourgeoise de la Société des peintres, sculpteurs et architectes suisses [GSMBA/SPSAS] qui occupent le devant de la scène, tandis que les écrivains s'adonnent surtout à l'encensement mutuel. D'autres sections ont difficilement surnagé ou n'ont existé que sur le papier. L'Institut souffrait surtout de l'absence d'une base financière solide. La mort de Gonzague de Reynold en 1970 devait entraîner celle de l'Institut. Néanmoins, on est frappé par le travail qu'a fourni le chancelier Thilo pour cette institution. Il fallait de grandes capacités d'organisateur pour maîtriser le pensum énorme que représentait " son " Institut. Ce qui restera sans doute la conquête la plus importante de cet Institut fribourgeois est la Charte des langues élaborée dans les années 60 par une commission mixte des langues. Cette Charte a été publiée en 1969 par le Conseil d'État. Éric E. Thilo et le docteur Peter Boschung, en tant que rédacteurs, ont supporté la majeure partie du travail et de la responsabilité dans la réalisation de cette œuvre, qui n'a rien perdu de son actualité. Un autre point fort de l'Institut fribourgeois était la sauvegarde du patrimoine. Lorsqu'en 1959, le gouvernement fribourgeois annonce au public son projet de détruire une rangée de maisons sises à la rue des Bouchers, et de les remplacer par un bâtiment administratif, l'Institut et Thilo s'opposent avec véhémence à ce projet. Vu d'aujourd'hui, il semble presque incroyable qu'une poignée de citoyens engagés se soit opposée à une large majorité de l'opinion publique et au Conseil d'État et qu'elle ait obtenu un aménagement plus ou moins convenable du projet. Un combattant encore vivant de ce mouvement a qualifié cette époque de " temps héroïques ". Possédant son propre service de presse et de publicité (Thilopress), Thilo peut porter à la connaissance du public ses convictions et ses problèmes. Quand bien même, il assume en 1960 la rédaction du magazine Fribourg illustré, où il publie de nombreux articles. Au vu de l'ensemble de ses publications, la production strictement littéraire ne représente qu'une partie restreinte de son œuvre. Les points forts de Thilo sont la présentation et la rédaction. Il aime saisir et formuler les faits selon des principes cartésiens. Ses talents d'organisateur sont très précieux lors de la préparation de publications, comme en 1964 pour le Guide de Fribourg and environs (en anglais), pour le Livre des Grenadiers fribourgeois (1964), pour la publication commémorative de la Mobilisation (1964) et pour le livre déjà mentionné de La Sarine - Die Saane (1979). Le portrait d'Éric Thilo serait bien incomplet s'il ne mentionnait ses qualités de traducteur. Thilo réfute le terme de " traduction ", parce qu'il considère ce travail, qu'il prend très au sérieux, comme une nouvelle création, et lui préfère le terme d'" adaptation française ". Il prend ce travail d'autant plus au sérieux qu'il sera pendant des années le président de l'Association suisse des traducteurs et des interprètes. Thilo est donc un homme de plume ; mais il ne se cache pas pour autant derrière son bureau. Il est trop sociable et aime le contact avec le public. C'est une figure connue dans toutes les sociétés à vocation culturelle de Fribourg et au-delà. Il est membre de l'Académie rhodanienne, de la Société d'histoire de la Suisse romande, des Sociétés fribourgeoise et suisse de presse, de la Fédération romande de publicité, de la Ligue suisse de Sauvegarde du patrimoine national (où il est membre du comité de la section fribourgeoise), du Club de publicité Fribourg, de l'Union culturelle française, de la Société suisse des amis de Versailles (où il est délégué), membre, délégué et collaborateur de l'Alliance culturelle romande, et enfin, en tant que capitaine des troupes de transmissions, membre des Sociétés suisse et fribourgeoise des officiers. L'appartenance à ces sociétés lui vaut, au moins dans les pays francophones, une reconnaissance internationale, dont témoignent certaines distinctions. En 1971, l'Ordre de Saint-Michel lui attribue la Grande Croix " pour haute compétence littéraire " ; en 1972, il reçoit à Paris la médaille d'argent des " Arts, Sciences et Lettres " pour ses mérites d'écrivain, de journaliste et de traducteur ; en 1980, la médaille de vermeil. Mesuré à l'aune du volume de sa production, Éric Thilo ne fait certainement pas partie des écrivains les plus importants de son canton. Peut-être le doute l'a-t-il empêché de s'affirmer davantage en tant que poète. Des connaisseurs en la matière attestent dans les poèmes peu nombreux qu'il a publiés d'une maîtrise certaine de la composition formelle et de la musicalité de sa langue. Il ne lui manque rien de la sensibilité qui caractérise les écrivains. Rien ne pouvait le toucher davantage que des attaques contre sa personne ou contre le sérieux de ce qu'il avait entrepris. En tout ce qu'il fit, il fut un exemple de persévérance, s'il s'agissait de défendre une cause importante à ses yeux. Biographie de Joseph Leisibach

Thilo, Ernest

  • Personne

Ernest Thilo est né le 23 septembre 1879, à Riga, et est mort à Rheinfelden, le 4 septembre 1962. Son père (d'origine balte), avocat, juge et professeur de droit dans la ville de Riga, avait épousé une Suissesse, Louise Haehlen. Ernest Thilo dut fuir son pays à l'âge de 12 ans et vint s'établir avec sa famille à Lausanne en 1884 où celle-ci devint bourgeoise de cette commune en 1900. Ernest Thilo suivit ses études de théologie à l'Université de Lausanne et fut consacré pasteur de l'Eglise nationale vaudoise en 1903. Il compléta sa formation par des séjours à l'Université de Berlin. Il fut ensuite pasteur en France, à Allery (près d'Amiens) et à Caen, avant de devenir suffragant de la paroisse de Cottens (Vully) puis de Saint-Jean de Cour, à Lausanne. Il fit toute sa carrière pastorale à Moudon de 1907 à 1933, puis à Bex jusqu'en 1944. À l'heure de la retraite, il exerça encore son ministère comme aumônier de l'Hôpital ophtalmologique de Lausanne. À partir de 1912, il se consacre en parallèle de son ministère au développement du scoutisme en Suisse romande. Cette année-là, le pasteur Thilo fonde l'une des premières troupes scoutes de Suisse à Moudon. En 1913, il participe à la création de la Fédération des éclaireurs suisses (FES), dont il fut ensuite membre du comité central. Il fut aussi président de l'Association des éclaireurs vaudois, de 1919 à 1922, avant d'assumer la charge de chef cantonal jusqu'en 1928. Il reste connu pour avoir écrit, en 1919, le premier Livret de l'éclaireur suisse qui porte aujourd'hui son nom. Ernest Thilo avait épousé le 13 juin 1907 Mlle Suzanne Brun (décédée à l'âge de 76 ans au début mars 1960), fille d'Eugène Brun-Jordan, directeur du Cadastre vaudois et professeur de topographie à l'Université de Lausanne; elle était la nièce du conseiller d'Etat Adolphe Jordan-Martin. Ernest Thilo était le frère de M. Emile Thilo, greffier du Tribunal fédéral, et le père de l'écrivain Éric E. Thilo (28.05.1908 - 05.08.1980), chancelier de l'Institut fribourgeois (auteur d'un recueil de poésie intitulé "Cadences rustiques"), ainsi que du sculpteur Otto Frey-Thilo, dont il a eu la consolation d'être entouré pendant sa dernière maladie. M. Ernest Thilo est décédé à Rheinfelden, le 4 septembre 1962, à l'occasion d'un séjour chez une de ses filles. M. Ernest Thilo a été inhumé au cimetière du Bois-de-Vaux à Lausanne. [Biographie composée à partir des sources suivantes : Falciola, Jean-Marc. Histoires de foulards : 100 ans de scoutisme vaudois : 1912-2012. Le Mont-sur-Lausanne : Éditions Ouverture, 2013 ; http://www.comtevert.ch/core/thilo/biographie.html, [consulté le 25.11.2015] ; site Scoutopédia : https://fr.scoutwiki.org/Ernest_Thilo, [consulté le 25.11.2015]

Gockel, Albert

Né le 27.11.1860 à Stockach (Bade), décédé le 4.3.1927 à Fribourg, cath., allemand. Fils d'un secrétaire postal. Marié en 1902 à Paula Baumhauer, fille d'Heinrich Baumhauer. Gymnase à Constance, études à Fribourg-en-Brisgau, Wurtzbourg, Karlsruhe, doctorat en 1885 à Heidelberg. Maître de gymnase dans le Bade (1885-1895). Assistant à l'Institut de physique de l'université de Fribourg (1896), privat-docent (1901), professeur extraordinaire et directeur de l'Institut de météorologie et de physique cosmique (1903), professeur ordinaire et directeur de l'Institut de physique cosmique (1910), recteur (1921-1922). Gockel s'intéressait à l'électricité atmosphérique. Il fit des mesures systématiques (également dans les Alpes et le Jura, sur des lacs et des glaciers, au bord de la Méditerranée et en Afrique du Nord) du champ électrique terrestre, en corrélation avec les phénomènes météorologiques d'abord, puis avec la densité ionique et les émanations radioactives dans l'atmosphère. En décembre 1909, il entreprit une ascension en ballon à près de 4000 m pour mesurer la densité ionique qui, contrairement à ce que l'on imaginait et comme deux autres expéditions le confirmèrent, tend à augmenter et non à diminuer avec l'altitude. Les travaux de Gockel ont ouvert la voie à la découverte du rayonnement cosmique. Prix Schläfli de la Société helvétique des sciences naturelles (1916), docteur honoris causa de l'université de Padoue (1922). Auteur d'une centaine de publications. Bibliographie tirée de l'article : Gockel, Albert / Schnewly, Hubert. In : Dictionnaire historique de la Suisse : Lien URL: http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F28834.php [consulté le 04.09.2013]

Girard, Grégoire

  • Personne
  • 1765-1850

Né le 17.12.1765 à Fribourg, mort le 6.3.1850 à Fribourg, catholique, de Fribourg. Fils de Jean-François, commerçant, et de Marie-Françoise de Landerset. Frère de Jean-François et de Jean-Louis. De sa mère, qui lui donna ses premières leçons à la maison et le surveilla lorsqu'il enseigna à son tour aux cadets, Girard apprit la tolérance religieuse et l'éducation sans punition. Il suivit l'école latine à l'ancien collège des jésuites, dont la méthode mécanique d'enseignement le déçut. Entré dans l'ordre des franciscains à Fribourg en 1781, il fit son noviciat à Lucerne (1782), puis ses études de philosophie et de théologie à Wurtzbourg (1783-1788), où il fut impressionné par l'action sociale du prince-évêque Ludwig von Erthal. Il trouva dans la lecture des Saintes Écritures un équilibre entre le rationalisme des Lumières et la théologie dogmatique. Ordonné prêtre en 1788 à Fribourg, il fut professeur de philosophie et prédicateur à Überlingen jusqu'en 1789, puis à Fribourg dès 1790. En 1798, Girard présenta un Projet d'éducation publique en réponse à l'appel lancé par Philipp Albert Stapfer, ministre de l'Instruction publique sous la République helvétique, qui le nomma archiviste à Lucerne. Aumônier du gouvernement à Berne jusqu'en 1803, il y célébra la première messe depuis la Réforme. Ses dispositions œcuméniques et la sobriété de sa liturgie, partiellement en allemand, contribuèrent grandement au maintien des catholiques à Berne, même après l'Helvétique. Revenu à Fribourg, Girard dirigea l'école des garçons (1805-1823), qu'il développa en une école primaire publique exemplaire. Il mit l'accent sur un enseignement vivant de la langue, propre à transmettre simultanément des valeurs morales et religieuses. Pour ce faire, il rédigea une Grammaire des campagnes à l'usage des écoles rurales du canton de Fribourg (1821). Le retour des jésuites provoqua des tensions avec l'autorité religieuse qui s'était prononcée pour le rétablissement du pouvoir de l'Eglise sur l'instruction, à l'opposé de l'école publique créée par Girard. La méthode d'enseignement mutuel qu'il préconisait fut attaquée. Les partisans des jésuites ne purent pas non plus admettre son idée d'une école secondaire orientée vers les besoins de l'industrie (cours de géométrie) et du commerce (cours d'anglais). Insensibles à la valeur de ses moyens d'enseignement, les curés de campagne s'en tenaient au Petit Catéchisme de Pierre Canisius. Fuyant le conflit, Girard se rendit à Lucerne où il enseigna la philosophie de 1823 à 1834. Membre du conseil d'éducation et de la Société suisse d'utilité publique, il fut un pionnier de la formation des jeunes filles et de celle des maîtres d'école. Rentré à Fribourg en 1835, il rédigea sa principale œuvre pédagogique, De l'enseignement régulier de la langue maternelle dans les écoles et les familles (1844), récompensée par le prix Montyon décerné par l'Académie française. Girard mourut en 1850, douloureusement frappé par la sécularisation de son couvent par le gouvernement radical. Girard fut l'un des principaux créateurs de l'école publique en Suisse, mais méconnu par les partisans de Pestalozzi en raison de son Rapport sur l'Institut Pestalozzi à Yverdon (1810). Il y estimait que cette entreprise, dont il reconnaissait pourtant la valeur morale et la méthode, n'était pas applicable à la réalité d'une école publique populaire. Contrairement à Pestalozzi, Girard prenait en compte l'administration scolaire et les intérêts de l'Etat, ce qui fait de lui un important réformateur de l'école. Les catholiques ne lui pardonnèrent pas son engagement en faveur de l'école publique et il fut vite oublié des milieux protestants. En 1990, la Fondation du père Grégoire Girard a été créée à Fribourg pour revivifier la recherche [Source : DHS, article " Grégoire Girard ", d'Eugène Egger]

Sans titre

G. Pfulg était inspecteur des Ecoles primaires de la vile de Fribourg de 1943-1963; en plus, de 1955 à 1980, il était inspecteur des Ecoles secondaires du canton de Fribourg.

Sans titre

G. Pfulg y participe en tant que délégué de Fraternité mondiale

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