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Interview de Barrigue - brut

Interview du dessinateur humoristique français Barrigue à l'occasion de la séance de dédicace à la Librairie La Bulle pour la sortie de son nouvel ouvrage "Barricatures L'Année 1994 à traits tirés" , par Thierry Savary [A l'ombre du baobab].

00:00:50
Barrigue parle de sa pratique du dessin depuis son enfance et de son métier de dessinateur de presse.

00:03:59
Barrigue parle de l'utilisation du texte dans ses dessins.

00:04:52
Barrigue explique qu'il trouve que la liberté d'expression est restreinte depuis quelques années.

00:06:40
Thierry Savary demande à Barrigue le rôle du marketing dans son métier. Il explique l'importance de savoir se vendre dans ce métier.

00:07:16
Barrigue explique qu'il doit défendre ses dessins au Matin et auprès du public.

00:10:32
Barrigue donne les noms de dessinateurs qu'il admire dans le milieu du dessin de presse et parle de sa production graphique.

00:12:17
Barrigue explique sa vision du dessin de presse et de son inspiration.

00:14:37
Thierry Savary l'interroge par rapport au plagia dans le monde du dessin et à ses albums "Barricatures".

00:17:20
Barrigue parle de sa passion pour le hockey sur glace et notamment pour Fribourg-Gottéron.

Savary, Thierry

Interview de Barrigue - brute

Interview brute du dessinateur de presse suisse Thierry Barrigue par Thierry Savary.

Enregistrée à l'occasion d'une séance de dédicace avec Patrick Chappatte à La Bulle à Fribourg, en décembre 1999.

Thierry Savary présente Barrigue et rappelle les séances de dédicaces prévues à Fribourg.
Barrigue parle de Fribourg, qu'il aime beaucoup. Il vient régulièrement, et il a un rapport d'amitié avec les fribourgeois.

Il parle de ses "barricatures", un ouvrage qu'il publie chaque année depuis 19 ans, depuis 1980.
Il parle du fait de travailler sur la durée, pour que les choses fonctionnent encore. Il explique que ce n'est pas facile de débuter ni de durer dans le métier du dessin de presse. Il parle de l'importance de rester en colère et de conserver un regard frais sur l'actualité.

Barrigue se définit comme un idéaliste, déçu du monde et de son entourage. Il explique qu'avec le temps il a perdu un peu cet idéalisme, ce qui se traduit par le fait qu'il fait de moins en moins de dessins politique. Il a envie de recentrer ses dessins sur le quotidien des gens.

00:05:45
Thierry Savary parle de Chappatte, un jeune, avec lequel Barrigue a une bonne relation.
Barrigue explique qu'il aime autant les dessins que l'homme chez Chappatte.

[00:06:44 - 00:06:45 : coupure, manque un morceau de l'interview]

[Manque le début]
Barrigue parle des jeunes et de la responsabilité vis-à-vis d'eux. Il parle de l'importance de retrouver une place pour s'épanouir et pour du temps libre.

00:08:00
Thierry Savary souligne que la communication, le manque de communication est l'un des thèmes privilégiés de Barrigue.
Barrigue parle des moyens de communication et de la manière dont ils vont être apprivoisés dans le temps. Il parle du rôle du dessin de presse, de l'importance de mettre le doigt sur des problèmes. Il parle de la télévision, des dangers.

00:10:55
Thierry Savary l'interroge sur le rôle du dessinateur de presse dans les évolutions ou changements de mentalité des gens.
Barrigue pense que le dessin de presse ne change pas grand-chose. Il pense que le texte et l'image doivent s'enrichir et se compléter. Il pense aussi que même s'il pointe des choses, cela ne change rien. Cela amuse les gens.

Thierry Savary et Barrigue parlent de Christoph Blocher, de l'actualité politique, de la montée de l'UDC dans la politique suisse.

Ils parlent des humoristes et des dessinateurs de presse comme des gens pessimistes et profondément désillusionnés, ce qui leur permet de faire de l'humour.

00:14:15
Thierry Savary souligne l'actualité suisse des dix dernières années, et le fait que Barrigue y est installé depuis longtemps.
Barrigue explique qu'il a fui la France, il est arrivé en Suisse 20 ans auparavant, et il a la double nationalité. Il souligne le manque d'ouverture français, qu'il oppose au fédéralisme et à l'ouverture suisse. Il parle des différentes mentalités entre cantons, tout en partageant une identité commune. Il parle d'une autoflagellation suisse. Il souligne la richesse culturelle, politique et identitaire en Suisse.

Thierry Savary lui demande quel regard il porte sur son dernier album.
Barrigue explique qu'il est assez critique avec lui-même. Il est constamment dans le doute. Il pense que c'est indispensable de douter. Il aime la démarche globale, l'originalité de son livre.

Thierry rappelle comment est fait l'ouvrage.
Barrigue voulait donner une impression de croquis, c'est quelque chose qu'il fait de plus en plus. Il donne quelques anecdotes sur la réalisation du livre.

00:20:15
Thierry Savary lui parle du passage au nouveau millénaire.
Barrigue explique que pour lui le troisième millénaire appartient aux enfants, aux jeunes. Il explique que le plus important pour lui est de voir ses enfants heureux.

Savary, Thierry

Interview de Benjamin Cuche et Jean-Luc Barbezat - brut

Interview de Benjamin Cuche et Jean-Luc Barbezat du duo humoristique Cuche et Barbezat par Thierry Savary [Les Nébuleuses].

Enregistrée en 1994 à l'occasion de leur passage à l'aula du Collège Saint-Michel à 20h30 les 25 et 26 mars 1994 pour leur spectacle "Suisse mais humoristes".

00:00:02
Cuche et Barbezat font la publicité pour leur spectacle.

00:02:05
Thierry Savary leur demande quel genre d'enfants ils étaient. Cuche était gentil et Barbezat avait de la peine à l'école mais il était plus beau que Cuche. C'est les deux des cadets de fratrie. Ils ont commencé à faire des sketch pour faire plaisir aux camarades du ski-club le soir puis ils ont fait des sketch le dernier jour de leur scolarité pour les élèves et contre les profs. Leurs parents n'étaient pas favorables à ce qu'ils fassent du théâtre.

00:04:09
Au Val-de-Ruz, il y a avait une émulation du théâtre amateur ce qui les a poussé vers le théâtre. Puis ils ont rencontré Pierre Miserez, Eric Lavanchy et François Silvant notamment. Ils ont une bonne complicité donc c'est plus facile de travailler à deux pour eux.

00:07:00
Ils ont été joué à Paris et ont appris plein de choses et rencontré des copains. Là-bas, c'est une famille mais c'est aussi la jungle. Autour du théâtre du Point virgule, il y a une famille et ils sont solidaire entre eux. Mais il y a beaucoup de monde qui fait des spectacles à Paris et c'est des conditions difficiles pour se faire connaître. Leur accent est pas connoté suisse mais provincial au même titre que l'accent breton.

00:10:14
Ils viennent de sortir leur premier album. C'était un peu difficile pour eux car généralement ils sont très visuel. Ça les a forcé à écrire des textes plus radiophoniques. Ils auraient jamais eu l'idée de faire un disque d'eux même. Ils expliquent le titre de leur spectacle. Ils discutent de l'expression "ou bien" et de l'aspect campagnard de leur spectacle. Ils aiment bien aussi avoir une interactivité avec le public mais préfèrent improviser entre eux pour ne pas charger une personne du public.

00:15:45
A Fribourg, ils vont faire un mélange de sketch entre ceux qui sont sur le disque et d'autres qu'ils ont composé. Il expliquent le processus de promotion de leur disque. Il ne savent pas encore ce qu'ils vont faire pour la suite.

18:45
S'ils pouvaient faire chacun un vœux ça serait de pourvoir faire le maximum de vœux et qu'ils se réalisent et de pouvoir toujours avoir l'enthousiasme qu'ils ont maintenant et que le métier ne deviennent pas une habitude ou si c'est le cas, qu'ils aient le courage de changer de métier.

Savary, Thierry

Interview de François Silvant - brut

Interview du comique François Silvant par Thierry Savary [A l'ombre du baobab].

Enregistrée au centre Waro à Bulle, à l'occasion de la tournée de son spectacle « François Silvant et ses Messieurs », en 1994.

00:00:55
Thierry Savary demande à François Silvant de parler de sa carrière. Il a débuté le théâtre il y a 25 ans mais il a commencé a faire des spectacles au théâtre en solo il y a 11 ans. Il a commencé à faire du théâtre à l'âge de 17-18 ans à l'école-club Migros puis il a continué en parrallèle de son activité professionnelle. Puis il s'est retrouvé au chômage et a créée sont premier spectacle en solo "Je veux plus de crème dans les mille feuilles".

00:03:33
Il a joué tous les genre, aussi bien de la comédie que du théâtre dramatique. Il s'est inspiré de son expérience de chômeur, à l'armée et dans sa vie en général pour créer son premier spectacle en solo. Aujourd'hui, il est entouré au niveau technique et il aime bien recevoir des conseils pour éviter de remettre tus sont travail en question.

00:06:24
Thierry Savary lui dit qu'un humoriste doit avoir plusieurs talents et notamment celui d'observateur. François Silvant dit que sa première source d'inspiration c'est ce qu'il voit et ce qu'il entend, c'est un imitateur. Dans les personnages qu'il créée, il y a des choses très proches de la réalité même si parfois cela part dans des choses très farfelues pendant le spectacle.

00:08:24
Thierry Savary se demande si les gens ne rient pas de leur propre situation quand ils rient à un sketch. François Silvant est d'accord et souligne qu'il a voulu commencer par revisiter les figures du début que son Adam et Cro-Magnon.

00:09:41
Il crée une forme de poésie en faisant des jeux de mots et en partant du quotidien vers l'imaginaire. Le travail sur les jeux de mots est plus long et fastidieux que sur ce qui relève de la citation de situations vécues.

00:10:06
Il considère que son texte est terminé lorsque lui-même rit à ses blagues mais il y a aussi des choses qui se modifient en permanence que ça soit dans le texte ou dans l'interprétation. Parfois, c'est le publique qui lui révèle des choses sur son spectacle.

00:12:12
Thierry Savary demande si le public qui vient le voir a changé entre le spectacle qui traitait des dames et l'actuel qui traite des messieurs. Il y a le public qui regrette qu'il ne joue plus les dames et il y a ceux qui sont content de voir qu'il peut faire autre chose. Il aurait pu continuer a incarner Mme Pahud mais il voulait changer et certaine personne du public lui avait demandé de parler aussi des hommes. Il est très satisfait du résultat et le public le lui rend bien.

00:13:46
Thierry Savary lui parle du sketch sur les dérivés de "con" qui fait aussi beaucoup travailler les mots. Ce texte avait d'abord été écrit pour Le Matin et il a été assez facile de le mettre en spectacle mais le texte "être ou ne pas être" a été plus compliqué à élaborer et à mémoriser. Quand un texte est prêt, il l'apprend mot à mot et il faut une grande discipline. En plus, il est placé à la fin du spectacle et à ce moment François Silvant est fatigué.

00:15:57
Thierry Savary demande s'il ne serait pas tenté de mettre son spectacle en images. François Silvant répond qu'il n'y a jamais pensé et que c'est une bonne idée.

00:17:07
François Silvant est allé présenter son travail au Québec, au Sénégal et en Belgique mais cela lui suffit de jouer en suisse romande et un peu en France. Il joue à un rythme lent. A Canne, un producteur lui a proposé de jouer à Paris, il va le faire en 1995 mis cela lui fait peur car il n'a pas envie de jouer 250 fois par année et d'être pressé comme un citron.

00:18:44
Thierry Savary lui demande si ses amis le sollicitent comme humoriste. Il ne fait pas souvent des événements privés mais ça lui arrive, en fonction des ses coups de cœur.

00:20:11
Thierry Savary demande comment François Silvant a reçu son dernier disque d'humour. Il répond que c'est un bon produit qui a été réalisé en une seule prise à Morges et pour la vidéo et pour le disque.

00:20:48
Thierry lui demande ce qu'il a prévu pour la suite. Il va continuer sa tournée en suisse romande et écrire des texte pour son prochain projet sur les couples et il va voir ce que son spectacle donne à Paris. Dans son processus d'écriture, ce n'est pas un acharné, il note quelques petits trucs continuellement et il les ressort au moment voulu. Et il fait beaucoup de jardin et il est en train de modifier sa maison donc il fait de la peinture, de la cuisine.

Savary, Thierry

Interview de Guy Montagné - brute

Interview brute du comédien et humoriste français Guy Montagné par Thierry Savary.

Enregistrée à l'occasion de son spectacle à Reconvilier, pour diffusion avant son spectacle à l'Aula de l'Université de Fribourg, le 27 novembre 1999.

Thierry Savary explique que Guy Montagné est actuellement en tournée en Suisse.
Guy Montagné explique qu'il aime ces tournées, mais c'est très fatigant, très exigeant, et il faut une grande discipline. Mais c'est aussi très enrichissant.

Guy Montagné parle des différences entre les publics, selon les salles ou les régions. Chaque ville, chaque public est différent.
Thierry Savary lui demande s'il s'adapte aux publics et aux régions.
Guy Montagné explique qu'il s'adapte surtout au public. Son spectacle est rôdé, tout est écrit, mis en scène, c'est très précis. Son humeur s'adapte en fonction des gens. Il explique le début et le fil rouge de son spectacle.

00:05:30
Guy Montagné rencontre les gens à la sortie des spectacles pour des dédicaces. Il explique que les réactions du public lui font beaucoup de bien.

Thierry Savary lui parle de ses livres, dont le quatrième exemplaire vient de sortir.
Guy Montagné explique qu'il y a deux manières différentes de voir les histoires. Certaines peuvent aller sur scènes, d'autres uniquement dans les livres. Il explique que chaque livre demande qu'il mont un peu la barre, de plus en plus exigent. Dans ses spectacles, il cherche des histoires les plus inédites possibles. Dans le livre et le spectacle, le travail n'est pas le même. En spectacle, il faut que les gens rient beaucoup, qu'ils comprennent tout de suite, et qu'il y ait des lieux communs.

00:10:30
Thierry Savary parle du fait qu'il est médiatisé par la télévision, ce qui fait que les gens en attendent plus.
Guy Montagné explique que lorsqu'il sort un spectacle, c'est dangereux, car il ne sait pas vraiment où il va au début de la tournée. Il parle d'une anecdote dernièrement, après deux mois de tournée, d'une blague qu'il va ajouter probablement au spectacle. Il parle de l'importance du metteur en scène.
Il explique que TF1 lui a demandé de faire une cassette du spectacle.
Sa metteur en scène est sa femme. Il parle de leur relation dans le travail.

00:13:40
Thierry Savary lui parle de la télévision comme révélateur, de son rôle dans sa carrière.
Guy Montagné en parle comme d'une publicité extraordinaire. Il regrette que l'humour piquant ne passe plus trop à la télévision, ce qui donne une image un peu déformée de la réalité.
Il pense que le vrai travail c'est la scène, et que la télévision sert surtout à se faire de la publicité.
Il parle de faire participer le public aux spectacles. Son rêve serait de faire un spectacle dans un restaurant.

Il parle de la mission de l'humoriste, il pense que son rôle est de lutter contre le phénomène social isolationniste. Il pense que cela est dû à internet. Il parle des différences de comportement et de relation entre les anglo-saxons et les européens.

00:17:45 : [coupure]

Thierry Savary lui parle de son métier de comédien.
Guy Montagné explique qu'il a toujours interprété des rôles, que ce soit au cinéma, théâtre ou télévision. Il est comédien avant tout.

Thierry Savary lui parle de l'exercice du one-man-show.
Guy Montagné explique que c'est le sentiment de l'acrobate, du funambule. Il n'y a pas le droit à l'erreur. Il parle du fait de faire rire tout le monde au même moment. Il faut faire monter les choses, comme un tourbillon. Il explique qu'il a une grande peur avant de rentrer sur scène. Il parle de prouesse. Il explique qu'il y a des petits trucs. Il raconte des anecdotes.

00:22:30
Thierry Savary lui parle de la capacité de l'humoriste à rester sérieux.
Guy Montagné explique que les humoristes aimeraient toujours être pris au sérieux. Mais c'est très difficile. Il y a une plus grande culture des humoristes dans le monde anglo-saxons. Ils sont bien plus respectés. Dans les pays européens et francophone c'est très différent.
Il explique que pour lui faire rire les gens est un besoin et une mission. Il prend son métier très au sérieux.

00:25:00
Thierry Savary lui demande si l'humour lui permet de mieux vivre au quotidien.
Guy Montagné explique que c'est l'inverse. Comme il doit s'inspirer des choses, il observe tout, et il se révolte rapidement. Cela fait partie de son tempérament. Il explique que quand on fait de l'humour, c'est difficile d'avoir de la compassion.

Thierry Savary lui demande s'il est pris au sérieux lorsqu'il émet des avis, opinions.
Guy Montagné explique qu'il est là pour faire rire. Il peut faire passer des messages mais il faut que cela soit subtile, il ne faut pas que les gens le sentent.
Il pense que les artistes n'ont pas à prendre de positions politiques. Il faut faire un choix.

00:29:00
Thierry Savary lui demande d'où lui viennent les histoires.
Guy Montagné explique que c'est très difficile d'inventer des histoires. Depuis toujours, les histoires viennent du bouche à oreilles. Il rajoute sa patte en démontant le mécanisme, et en en gardant l'essence. Il faut amener des personnages et une ambiance.

Savary, Thierry

Interview de Iannis Kyriakidis, Albert Vial et Michel Sapin (Cabaret Chaud 7) - brut

Interview des comédiens Iannis Kyriakidis, Albert Vial et Michel Sapin (Cabaret Chaud 7) par Thierry Savary [A l'ombre du baobab].

Enregistrée à Estavayer à l'occasion de leur dernière tournée, le spectacle "Liquidation totale" en novembre 1994.

00:00:35
Thierry Savary leur demande si le fait de terminer l'aventure du Cabaret Chaud 7 est difficile. Albert Vial dit que tout doit avoir une fin et que c'est l'occasion de se lancer dans d'autres choses. Michel Sapin n'est pas nostalgique et l'ambiance de cette fin est sereine. Iannis Kyriakidis n'a pas de nostalgie non plus. Il n'a pas l’impression que 23 ans se sont écoulés depuis la création du Cabaret Chaud 7.

00:03:35
Thierry Savary demande quelles ont été les étapes clés. Albert Vial dit que c'est le premier spectacle en 1971 à Estavayer puis la montée à Fribourg avec le café de la tête noire. Ensuite, pendant sept ans la cave à la Rue des Épouses, puis une expérience au Café des Grand’Places pendant 4 ans et à l’Auberge de la Croix-Blanche, au Mouret. Il ne redoute pas le dernier spectacle. Pour le public, il y a une émotion supplémentaire sachant que c'est leur dernier spectacle. Michel Sapin spécifie qu'ils n'étaient pas subventionné sauf une fois par la loterie Romande t si les gens viennent les voir c'est qu'ils les aiment et que c'est réciproque.

00:06:53
Thierry Savary leur demande de parler de ce dernier spectacle. C'est un best-of des meilleures moments. Le spectacle marche bien, il y a beaucoup de rappels. Il y a des gens qui reviennent à plusieurs représentations. Albert Vial explique que la mise en scène original des sketch est reprise et arrangée. Le lâché de ballon à la fin de la pièce marque le fait que c'est le dernier spectacle mais en dehors de ça, il n'y a pas de touche particulière.

00:12:10
Ils pensent qu'il n'y aura pas de come-back. Iannis Kyriakidis a des projets, mais il ne souhaite pas en parler. Michel Sapin a un projet aussi mais il ne veut pas en parler non plus. C'est un huis clot. Albert Vial a également des projets et il reviendra vers Thierry Savary pour en parler quand cela sera le moment. Il ne vont pas refaire de disque best-of.

00:16:40
Thierry Savary dit que s'il ne faisait pas de la radio, il programmerait des artistes. Le 23.12 sera la dernière du spectacle à ’Auberge de la Croix-Blanche, au Mouret. Ils parlent du Noël des cloches au Café du Tunnel à Fribourg. Il n'y aura pas de souper-spectacle cette année.

00:21:09
Thierry Savary demande s'il sont d'accord de réponde à ses questions de micro-trottoir. Il leur demande ce qu'ils demanderait à un robot humanoïde dont les pouvoirs sont illimités. Michel Sapin demanderait une imitation de Raphael Rimaz en plus grand, de se mettre à la place d'Albert Vial et Iannis Kyriakidis demanderait de créer une nouvelle race avec ce robot de sexe féminin. Thierry Savary leur demande ce qu'ils pense de l'introduction des odeurs au cinéma. Iannis Kyriakidis n'est pas très sensible aux odeurs, Michel Sapin va au cinéma avec le critique musical Bernard Sansonnens et donc il bénéficie déjà d'odeurs au cinéma. Pour lui, il y a déjà des odeurs de pieds, de pop-corn mais pourquoi pas introduire d'autres odeurs. Albert Vial va peut au cinéma mais il se demande si ce sont les bonnes ou les mauvaises odeurs qui seront diffusées.

Savary, Thierry

Interview de Patrick Chappatte - brute

Interview brute du dessinateur de presse suisse Patrick Chappatte par Thierry Savary.

Enregistrée à l'occasion de la sortie de son double ouvrage "Le vingtième siècle ne passera pas", et d'une séance de dédicace avec Barrigue à La Bulle à Fribourg, en décembre 1999.

Thierry Savary rappelle la sortie de l'ouvrage "le vingtième siècle ne passera pas", que Chappatte vient de sortir.
Chappatte explique qu'il voulait une idée original, et reprendre 10 ans d'actualité internationale et suisse.

Chappatte explique qu'il travaille essentiellement pour les journaux "Le Temps" et "Weltwoche". Sortir un album n'est donc pas un exercice auquel il est habitué et il espère trouver son public.

Il parle du dessin de presse, qui a une durée de vie assez courte car il colle à l'air du temps. Pour sortir un album qui retrace 10 ans, il faut trouver des dessins qui ont marché. C'est un exercice intéressant "un exercice de pérennité dans un métier d'éphémère". Il s'interroge sur le futur, de savoir si les générations futures comprendront les dessins de l'ouvrage.

Il parle de la décennie des années 1990, qui part de la chute du mur. I parle d'une décennie sans repères. Il parle d'une décennie qui tourne en rond, surtout pour l'album sur la Suisse.

00:07:30
Thierry Savary parle de la difficulté de faire du bien avec des dessins de presse alors que la réalité est dure.
Chappatte parle de techniques pour donner du relief et de la symbolique aux dessins de presse. Il préfère le noir et blanc, pour plus de contraste. Cela lui correspond plus.
Il parle des années 1990 pour la Suisse, une décennie qu'il trouve désespérante, et que ses dessins noirs traduisent. Il parle du refus d''entrée dans l'Europe par la Suisse, et ce que cela a eu comme effet sur lui, et au message que cela a renvoyé pour les jeunes. Cela lui a donné l'envie de voyager. Il est parti en 1995 pour 3 ans.
Il donne sa vision de la situation politique suisse.

00:13:00
Thierry Savary lui demande son avis sur le rôle du dessin de presse.
Chappatte pense que le dessin de presse ne fait rien changer, il ne peut pas modifier une opinion. En revanche, il pense qu'il peut aider et faire du bien les personnes qui pensent de la même manière que le dessinateur. Il y a également des risques, notamment celui de la démagogie. Il souligne l'importance de faire attention avec l'arme de l'humour qu'il a entre ses mains. Il ne cherche pas à aller dans le sens de l'opinion majoritaire. Il veut être une voix originale et indépendante, qui ne plat pas forcément toujours.

Il parle du rire, de son côté libératoire. Il peut aussi avoir d'autres échos. Il cite le Kosovo notamment, qui a créé des fractures et divisé en Suisse. Il explique que cela était difficile pour lui de retranscrire la gravité du propos. Il pense que dans un dessin de presse, plus on s'informe sur un sujet, moins le dessin fonctionne. Il vaut mieux les aborder de manière simple et directe, on ne doit pas faire preuve de didactique mais miser sur la légèreté.

00:18:00
Thierry Savary souligne le fait qu'il n'utilise pas de texte.
Chappatte n'a pas d'a priori. Une majorité de ses dessins utilisent des bulles. Il relève qu'un dessin sans bulle est plus universel, mais il n'a pas de principe.

Thierry Savary et Chappatte parle de l'ouvrage sur la Suisse, et du fait que la majorité des dessins n'ont pas de bulles.

00:20:00
Thierry Savary souligne la jeunesse de Chappatte, et le fait que l'on a tendance à imaginer les dessinateurs de presse comme des gens âgés du fait qu'il faut avoir une grande connaissance des choses.
Chappatte a commencé le dessin de presse à 20 ans. Il est entré dans la presse juste après sa maturité. Les gens sont souvent étonnés par son âge.

00:22:15
Thierry Savary rappelle ses études de journaliste, et ce que cela apporte au dessin de presse.
Chappatte pense que cela n'aide pas forcément, car pour le dessin il vaut mieux être intuitif. En revanche, cela l'a aidé pour lui donner une image du métier dans son ensemble et connaitre le fonctionnement des journalistes. Il a probablement une approche journalistique du métier, même s'il s'est toujours intéressé à la politique et à l'actualité.

00:25:00
Thierry Savary lui parle de l'inspiration.
Chappatte explique qu'il lui arrive d'avoir des pannes d'inspiration, mais c'est un métier relativement facile et gratifiant car le public et les thèmes sont toujours donnés. Il a des idées tous les jours, mais elles ne sont pas toujours bonnes. Elles se voient, mais elles disparaissent aussi rapidement.

Thierry Savary lui parle de ses talents de dessinateurs, et d'autres possibilités dans le métier.
Chappatte explique qu'il craint la routine, il a peur de s'ennuyer. Il a d'ailleurs voyagé pour se mettre en danger et se remettre en question. Il parle d'un carnet de voyage dessiné réalisé durant un voyage en Amérique latine pour l'Hebdo. Il a aussi voyagé aux Etats-Unis avec sa femme. Il a pu faire des illustrations après un an pour le New York Times. Il parle de l'importance de la ligne rédactionnelle dans le Times. Il explique qu'il a pu faire des dessins de presse déguisés en illustrations.
00:31:15
Il raconte une autre anecdote, un projet de "comice strip" qui est paru durant 4 mois pour le magazine Newsweek. Il est content d'avoir pu faire de l'humour dans une autre langue après 2 ans et demi aux Etats-Unis.
Il également pu faire du journalisme dessiné, des chroniques BD.
Il y a donc plusieurs manières de fuir la routine.

00:35:10
Thierry Savary conclue l'interview en rappelant la parution du coffret de Chappatte et la séance de dédicace prévue à Fribourg.
Chappatte soulève que l'ouvrage est paru également en allemand.

Savary, Thierry