Fonds LB 9, LD 12, LE 23, LS 50 - Papiers Grégoire GIRARD (1765-1850)

fichier principal

Zone d'identification

Cote

CH BCUF LB 9, LD 12, LE 23, LS 50

Titre

Papiers Grégoire GIRARD (1765-1850)

Date(s)

  • 1759-1950 (Production)

Niveau de description

Fonds

Étendue matérielle et support

2,9 m.l.

Zone du contexte

Nom du producteur

(1765-1850)

Notice biographique

Né le 17.12.1765 à Fribourg, mort le 6.3.1850 à Fribourg, catholique, de Fribourg. Fils de Jean-François, commerçant, et de Marie-Françoise de Landerset. Frère de Jean-François et de Jean-Louis. De sa mère, qui lui donna ses premières leçons à la maison et le surveilla lorsqu'il enseigna à son tour aux cadets, Girard apprit la tolérance religieuse et l'éducation sans punition. Il suivit l'école latine à l'ancien collège des jésuites, dont la méthode mécanique d'enseignement le déçut. Entré dans l'ordre des franciscains à Fribourg en 1781, il fit son noviciat à Lucerne (1782), puis ses études de philosophie et de théologie à Wurtzbourg (1783-1788), où il fut impressionné par l'action sociale du prince-évêque Ludwig von Erthal. Il trouva dans la lecture des Saintes Écritures un équilibre entre le rationalisme des Lumières et la théologie dogmatique. Ordonné prêtre en 1788 à Fribourg, il fut professeur de philosophie et prédicateur à Überlingen jusqu'en 1789, puis à Fribourg dès 1790. En 1798, Girard présenta un Projet d'éducation publique en réponse à l'appel lancé par Philipp Albert Stapfer, ministre de l'Instruction publique sous la République helvétique, qui le nomma archiviste à Lucerne. Aumônier du gouvernement à Berne jusqu'en 1803, il y célébra la première messe depuis la Réforme. Ses dispositions œcuméniques et la sobriété de sa liturgie, partiellement en allemand, contribuèrent grandement au maintien des catholiques à Berne, même après l'Helvétique. Revenu à Fribourg, Girard dirigea l'école des garçons (1805-1823), qu'il développa en une école primaire publique exemplaire. Il mit l'accent sur un enseignement vivant de la langue, propre à transmettre simultanément des valeurs morales et religieuses. Pour ce faire, il rédigea une Grammaire des campagnes à l'usage des écoles rurales du canton de Fribourg (1821). Le retour des jésuites provoqua des tensions avec l'autorité religieuse qui s'était prononcée pour le rétablissement du pouvoir de l'Eglise sur l'instruction, à l'opposé de l'école publique créée par Girard. La méthode d'enseignement mutuel qu'il préconisait fut attaquée. Les partisans des jésuites ne purent pas non plus admettre son idée d'une école secondaire orientée vers les besoins de l'industrie (cours de géométrie) et du commerce (cours d'anglais). Insensibles à la valeur de ses moyens d'enseignement, les curés de campagne s'en tenaient au Petit Catéchisme de Pierre Canisius. Fuyant le conflit, Girard se rendit à Lucerne où il enseigna la philosophie de 1823 à 1834. Membre du conseil d'éducation et de la Société suisse d'utilité publique, il fut un pionnier de la formation des jeunes filles et de celle des maîtres d'école. Rentré à Fribourg en 1835, il rédigea sa principale œuvre pédagogique, De l'enseignement régulier de la langue maternelle dans les écoles et les familles (1844), récompensée par le prix Montyon décerné par l'Académie française. Girard mourut en 1850, douloureusement frappé par la sécularisation de son couvent par le gouvernement radical. Girard fut l'un des principaux créateurs de l'école publique en Suisse, mais méconnu par les partisans de Pestalozzi en raison de son Rapport sur l'Institut Pestalozzi à Yverdon (1810). Il y estimait que cette entreprise, dont il reconnaissait pourtant la valeur morale et la méthode, n'était pas applicable à la réalité d'une école publique populaire. Contrairement à Pestalozzi, Girard prenait en compte l'administration scolaire et les intérêts de l'Etat, ce qui fait de lui un important réformateur de l'école. Les catholiques ne lui pardonnèrent pas son engagement en faveur de l'école publique et il fut vite oublié des milieux protestants. En 1990, la Fondation du père Grégoire Girard a été créée à Fribourg pour revivifier la recherche [Source : DHS, article " Grégoire Girard ", d'Eugène Egger]

Histoire archivistique

Quand le Père Girard mourut le 6 mars 1850, son monastère n'était pas formellement supprimé même s'il était voué à disparaître. Cela explique en partie pourquoi, après la mort du père Girard, une partie des documents est devenu la propriété de son élève Alexandre Daguet et d'autres particuliers. Quelques souvenirs ont été également partagés dans le cercle familial A l'exception des documents restés dans son monastère, aucun dossier n'a rejoint alors le domaine public. Avant sa mort, Girard fit don de ses nombreux livres à la bibliothèque de la Société économique. Des manuscrits, seul le manuscrit de son " Cours éducatif de la langue maternelle " (B-56) a été intégré aux collections de la Bibliothèque cantonale nouvellement fondée, où elle a été répertoriée dans le catalogue de 1852/55 sous la cote L 96. Plus tard, Léon Genoud a apparemment arraché à son tour le manuscrit à la Bibliothèque pour son musée. Selon le répertoire de Ferdinand Rüegg (L 1856), le manuscrit a été conservé dans une boîte noire décorée de marqueterie qui, elle, n'existe plus. Léon Genoud, l'un des fondateurs du " Musée pédagogique " en 1884, puis son directeur, dirigea, à côté de la constitution des différentes collections, son attention surtout sur le père Girard, qu'il voulait honorer par une section spéciale destinée à présenter les manuscrits, les œuvres et souvenirs du grand pédagogue fribourgeois. Son projet se réalisa en 1905 quand une vitrine dédiée à Girard fut inaugurée dans les nouvelles salles à l'Hôtel des Postes. À cette époque, l'essentiel des documents et souvenirs réunis par Genoud provenaient en partie de la succession d'Alexandre Daguet, de la famille Girard et d'autres sources. Le sort des documents Girard n'est compréhensible que dans les grandes lignes. En tout cas, la bibliothèque et une partie des collections du Musée pédagogique furent déplacés dans le grenier de la Bibliothèque cantonale et universitaire dans les années 1920. On s'occupa à nouveau des papiers de Girard dans le cadre des préparatifs du centenaire de la mort du père Girard (1950). Eugen Egger a donné pour la première fois un aperçu des sources existantes dans l'appendice de son travail sur Girard (1947). À la BCU, Ferdinand Rüegg classa chronologiquement la vaste correspondance et la consigna dans un inventaire manuscrit (L 1856). Le bibliothécaire Florent Monteleone conserva ces mêmes dossiers (LE 23) dans des chemises et le reste du matériel dans des boîtes. Diverses pièces des papiers Girard avaient été classées auparavant dans la série principale des manuscrits (L 214, L 884, L 885) où elles ont été insérées au cours des années alors que des centaines de pièces uniques provenant de fonds non traités de diverses provenances étaient inventoriés (L 1492, L 1504, L 1829, L 1856, LE 41). De 1996 à 1998, la Fondation du Père Girard, créée en 1990, confia au Dr Paul Birbaum la tâche de répertorier les différents fonds d'archives à Fribourg et de les inventorier. Les titres des dossiers sont restés pour l'essentiel inchangés. Seule la structure de l'inventaire a été simplifiée pour faciliter aux futurs chercheurs l'accès aux pièces et, dans le même temps, permettre une conservation plus sûre et transparente. Pour des raisons de conservation, des compromis ont dû être conclus en tenant compte de l'histoire et du fonds (Grands formats). Ont ainsi été exclus les documents déjà intégrés dans la série L. et la copie de " Elementa Philosophiae " (B15 = SOC. LECT R 562 / 563) a été laissée là où elle était. Pendant le travail d'inventorisation (ce qui a déjà été suggéré), il s'est avéré que les dossiers répertoriés en 1947 par Egger et peu de temps après par Rüegg, ne sont pas restés complets. Certains autographes de Girard mentionnés sont introuvables aujourd'hui. Cela concerne en particulier un certain nombre de rapports (Girard 1815-1817) que Girard avait présentés devant la Société économique. Peut-être ont-ils été perdus entre 1970/75 pendant le déplacement des fonds lors de l'extension des bâtiments de la BCU

Source immédiate d'acquisition ou de transfert

Dons multiples, étalés dans le temps (voir ci-dessous, Note sur la propriété et l'historique de la conservation)

Zone du contenu et de la structure

Portée et contenu

  • Correspondance et autres documents ; œuvres manuscrites et imprimées, notes, documentation et publications concernant le Père Girard et son temps
  • Langues des documents : français, allemand, latin, italien

Évaluation, élimination et calendrier de conservation

Accroissements

Mode de classement

Classement en plusieurs sous-fonds portant une cote différente. La cote LE 23 contient la section A, LD 12 les sections B, Da, E, F, LB 9 les sections C, Db et G

Zone des conditions d'accès et d'utilisation

Conditions d’accès

Aucune restriction

Conditions de reproduction

Aucune modalité particulière concernant l'utilisation et la reproduction

Langue des documents

Écriture des documents

Notes de langue et graphie

Caractéristiques matérielle et contraintes techniques

Instruments de recherche

Inventaire du fonds consultable à la Bibliothèque cantonale et universitaire Fribourg, sous forme papier ou numérique. De même, les inventaires des archives girardines existant dans les institutions fribourgeoises (couvent des cordeliers, Archives de l'Etat, Archives de la Ville et Archives de l'Evêché) sont consultables à la BCU sous forme papier

Zone des sources complémentaires

Existence et lieu de conservation des originaux

Existence et lieu de conservation des copies

Unités de description associées

D'autres documents du Père Girard se trouvent principalement aux Archives du Couvent des Cordeliers de Fribourg, aux Archives de l'État de Fribourg, aux Archives de l'Évêché de Fribourg et aux Archives de la Ville de Fribourg

Descriptions associées

Note de publication

Inventaire des papiers du Père Girard. Concerne les papiers reçus en 1903 de Pierre Favarger, beau-fils d'Alexandre Daguet, et d'Ernest Naville, à Genève, pour le Musée pédagogique. Par ordre de Georges Python, ces papiers étaient déposés momentanément aux Archives de l'Etat pour être inventoriés. Le présent inventaire a été dressé par Tobie de Raemy, vers 1904. - 1 fasc., 20 p. Ms. autogr. de Tobie de Raemy. - Ferdinand Rüegg : Inventaire des papiers Girard à la BCU (Collection du Musée pédagogique). Vers 1950. - 1 dossier, non paginé. Ms. autogr.

Zone des notes

Note

Mention pour citation: Fribourg, B.C.U., Papiers Grégoire Girard

Identifiant(s) alternatif(s)

No RERO

R008303103

Cote pré-migration

LB 9, LD 12, LE 23, LS 50

Mots-clés

Mots-clés - Sujets

Mots-clés - Lieux

Mots-clés - Noms

Mots-clés - Genre

Zone du contrôle de la description

Identifiant de la description

Règles et/ou conventions utilisées

Statut

Niveau de détail

Dates de production, de révision, de suppression

  • Migration depuis AMS RERO : 28.09.2020
  • Inventaire dressé par Paul Birbaum et Joseph Leisibach. 2000

Langue(s)

Écriture(s)

Sources

Zone des entrées

Sujets associés

Personnes et organismes associés

Genres associés

Lieux associés